Accueil > La commune > Le patrimoine bâti > Le monument aux morts

Le monument aux morts

Description :

Le monument fait le choix de la sobriété : c’est un simple obélisque avec des palmes et un buste de poilu regardant vers le ciel, avec une inscription neutre : « Ansac à ses morts ».

L’obélisque est en calcaire avec une palme sur sa face antérieure, symbole de martyre mais aussi de victoire. Le buste de soldat en marbre blanc repose sur un socle en calcaire devant l’obélisque.

A la liste des soldats morts pour la France en 1914-1918 s’ajoutent ceux des victimes de la Seconde Guerre mondiale et du Maroc. 

Contexte historique :

Dès décembre 1918, la chambre des députés délibère sur la commémoration des morts de la guerre. Le décret du 16 mai 1919 assure aux communes qui en feront la demande la fourniture gratuite de trophées de guerre pour orner les monuments aux morts.

Le 20 mai 1920 sont créées des commissions départementales d’évaluation artistique chargées de contrôler les projets des communes.

La loi du 24 octobre 1922 fixe au 11 novembre la commémoration de la victoire et de la paix et déclare ce jour férié.

Histoire du monument aux morts d’Ansac :

  • Délibération du 10 septembre 1922 :

Les plans et le devis réalisés par M. Mayolle (7 098,80 francs / environ 9 080,47 €), entrepreneur de monuments funéraires à Chasseneuil-sur-Bonnieure, sont présentés au conseil municipal et sont acceptés.

Le conseil municipal accepte « l’inscription des noms sur la pierre mais à condition que le sculpteur, en ce qui concerne le poilu tenant un drapeau, corrige les imperfections constatées dans l’exécution du dessin ».

Répartition de la somme :

–  3 500 francs (environ 4 477 €) prélevés sur les crédits affectés aux chemins ruraux

– 3 500 francs (environ 4 477 €) prélevés sur les crédits affectés aux bâtiments communaux,

– 98,90 francs (environ 126,50 €) sur les crédits déjà affectés au monument aux morts.

M. Longeville et M. Goulmot sont désignés pour chercher les noms des soldats morts pour la France. Il est décidé lors de cette réunion de l’emplacement du monument aux morts : « sur les bords du trottoir longeant la route nationale, entre deux tilleuls ».

  • Délibération du 23 septembre 1923

8 000 francs (environ 9 551 €) sont portés au budget additionnel de l’année courante, aucune souscription n’a été faite.

  • Délibération du 19 octobre 1924

Présentation par l’architecte d’un projet portant modification de détail du projet déjà accepté par le conseil municipal et l’administration compétente.

Le conseil municipal, considérant que le projet ressemble au premier et se différencie seulement par quelques détails concernant la pyramide, accepte ledit projet nouveau à condition que le prix reste le même, les matériaux employés de même nature et de même qualité, la grille avec les dimensions déjà indiquées et de résistance semblable.

Pour la construction du monument aux morts, la commune a sollicité une subvention de l’Etat calculée sur la population d’après les cartes d’alimentation du 30 juin 1919 (900), le nombre de centimes communaux (23,20), la valeur du centime (69,94), le total de la dépense nécessaire à l’érection du monument (non précisé sur un document conservé aux archives départementales), le total des souscriptions recueillies dans la commune (néant), le montant des crédits ouverts au budget (500 francs / environ 560 €).

  • Délibération du 22 février 1925

Le conseil municipal demande que le crédit affecté à l’érection du monument aux morts ne soit pas annulé mais reste disponible pour payer l’entrepreneur avant l’approbation préfectorale du budget additionnel, qui a lieu généralement en août ou septembre, alors que les travaux doivent être terminés au printemps.

  • Délibération du 9 décembre 1926

Le conseil municipal autorise le maire à faire peindre en noir les lettres du monument aux morts et à installer deux palmes.

  • Délibération du 3 mars 1942

Il y a lieu de faire procéder à certains travaux de remise en état du monument aux morts. Les travaux sont confiés à M. Missonnier, peintre installé dans le bourg.

  • En juin 1965

Il est décidé de la rénovation complète du monument : le socle est refait.

Pour le socle, M. Ségalat ; pour la grille, M. Soury ; pour la peinture, M. Parison, peintre-décorateur.

  • Délibération du 29 juin 1998

Finition des travaux, « opération déjà bien avancée ».

Concernant les inscriptions gravées de part et d’autre de la colonne, des panneaux en plexiglas pourraient les remplacer. Un devis est présenté et le conseil municipal n’y est pas favorable.

La haie entourant le monument aux morts devra être réduite car sa hauteur masque l’entourage composé de supports en forme d’obus et de chaînes à gros maillons « qu’il conviendrait de compléter ».

Un espace goudronné devra être remplacé par de la pelouse.

Pour repeindre les inscriptions, l’entreprise de peinture Thromas d’Ansac a été retenue, son devis est de 4 340 francs (environ 994 €).

Il s’agit d’une restauration avec mise en place de feuilles d’or sur les lettres. Le devis est accepté par le conseil municipal qui demande que les travaux soient exécutés avant la cérémonie du 8 mai.

  • Délibération du 13 février 2003

Pose de bordures en granit pour limiter l’accès au monument aux morts et empêcher les voitures de se garer trop près.

Les obus qui l’encadraient ont été déposés lors de la réfection de la place et sont déposés dans un local municipal.

  • Délibération du 30 janvier 2024

Projet de restauration du monument aux morts et de remise en place des obus.

Source : Céline DEVEZA, pays d’Art et d’Histoire

Aller au contenu principal